Présentation du BIJ
Le Bureau Information Jeunesse a pour mission de favoriser l'accès des jeunes à l'autonomie et à la responsabilité en leur fournissant des informations et des services. Information Jeunesse 82
Vingtième anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.
« Ils ont 20 ans, la CIDE aussi »
Eléments caractéristiques :
Cette action, proposée par les Francas et à destination des lycéens, des étudiants, et des jeunes animateurs, vise à donner la parole à des jeunes, à faire collecter cette parole et à la valoriser.
Concrètement, il s'agit de réaliser un portrait de jeunes ayant choisi un engagement se rapportant à l’un des droits de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (dans le champ social, humanitaire, éducatif, du cadre de vie,…).
Le portrait comprend une partie visuelle (photo) et un témoignage (écrit) sur la réalité de l’engagement et du parcours personnel, il est présenté sur une affiche de format 40X60.
Le BIJ s'empare de l'action !
Deux portraits de jeunes ont été réalisés.
Le premier par cinq jeunes, fédérés en association de loi 1901, Si T Jeu dont l'objet est de promouvoir le JEU sous toutes ses formes et auprès de tous les publics.
Le second par une jeune anglaise, Laura qui a passé quatre mois au BIJ, dans le cadre du programme européen "Eurodycée".
La démarche
L'informatrice jeunesse, chargée de relayée cette action, a rencontré les jeunes de Si T Jeu, puis Laura, et leur a présenté le cadre dans lequel ils s'inscriront pour réaliser leur portrait.
Un coup de projecteur, sous forme de discussion, a alors était mis sur la Convention Internationale des Droits de l'Enfant : Quel est ce texte ? Que dit-il ? Pourquoi a t-il été mis en place ?
Il s'agissait, ensuite de relier un des droits de la convention à un engagement personnel du jeune. Dans les deux cas, l'engagement pris est une évidence !
Dans un soucis d'unité, quelques invariants ont dû être retenus, comme le format de l'affiche avec une partie visuelle (photo) et un témoignage sur la réalité de l'engagement personnel.
Les cinq jeunes de Si T Jeu et Laura ont montré un engouement certain à mettre en avant leur engagement mais aussi a formuler un souhait pour les jeunes de demain...
Afin de créer de l'impact et du sens, une rencontre entre les jeunes ayant participé à l'action, devrait s'organiser. Pour terminer, les portraits de jeunes réalisés seront exposés au congrès de la fédération nationale des Francas, à Bordeaux, du 24 au 27 octobre 2009.
Présentation des deux portraits :
PORTRAIT: LAURA
Bonjour, je m’appelle Laura, j’ai 19 ans et je suis anglaise. Pendant les cinq derniers mois, j’ai vécu à Toulouse effectuant un stage de formation au Bureau Information Jeunesse de Montauban.
L’année dernière, après deux ans d’études pour passer le bac en Angleterre, j’ai pris la décision de prendre une année sabbatique, une année sans devoir et sans le stress des examens, une année pour me reposer avant de commencer quatre ans d’études à la fac. J’ai voulu travailler de septembre jusqu’en mars en épargnant de l’argent pour faire des voyages dans des pays exotiques comme le Maroc et la Tunisie, le Costa Rica ou le Mexique. Mes amis avaient les mêmes rêves que moi – un voyage interrail partout en Europe, visiter tous les pays de l’Est, voyager autour du continent d’Australie…
La première chose que j’avais besoin de faire, c’était de trouver un emploi pour financer l’année de repos. Cependant, j’ai trouvé difficile de chercher un emploi, car il n’y a pas beaucoup d’entreprises près de chez moi. En Angleterre, j’habitais en pleine campagne avec ma mère et ma petite sœur. On n’habite pas loin d’une grande ville, mais si on veut se rendre quelque part c’est mieux de posséder une voiture et un permis de conduire. Sinon, on doit passer beaucoup de temps à attendre le bus ! Finalement, au mois d’octobre, j’ai trouvé un boulot à 12 h par semaine, mais j’ai voulu travailler plus que ça. En même temps, j’avais peur d’oublier le français parce que je ne l’utilisais pas. Ce que je voulais, c’était travailler à l’étranger, soit en France, soit en Espagne. Comme ça, je pourrais travailler et gagner de l’argent tout en pratiquant les langues. Mais j’avais trop peur d’aller là-bas sur place toute seule pour trouver un emploi.
Un jour, j’ai eu un rendez-vous chez « Connexions » un lieux comme le BIJ où les jeunes sont fournis d’informations sur les études et les emplois. J’ai expliqué que je voulais travailler à l’étranger et on m’a donné un autre rendez-vous avec la directrice du programme Eurodyssée en Devon. Là-bas elle m’a expliqué tout sur le programme et elle m’a donné deux formulaires à remplir – un en anglais, l’autre en français. J’ai trouvé difficile de remplir le formulaire en français parce que je n’avais pas pratiqué la langue pendant presque six mois ! Une semaine après avoir envoyé les formulaires chez la directrice, elle m’a donné un petit entretien avec elle et l’autre directeur aussi. J’étais tendue parce que je voulais vraiment partir en France mais finalement c’était bien parce que j’ai réussi l’entretien ! À la fin, elle m’a demandé où je voulais aller en France et j’ai dit Lyon mais je n’en avais pas entendu parler. J’ai voulu partir dès que possible car c’était le mois de janvier, et j’avais peur de gaspiller mon année sabbatique ! C’était prévu que l’organisation à Toulouse échangerait le mois du février et parce que je n’ai rien entendu d’autres villes, j’ai dit « oui » et une semaine après j’y suis arrivée à Toulouse ! Eurodyssée est un programme d’échanges entre régions d’Europe qui permet aux jeunes demandeurs d’emploi de 18 à 30 ans de bénéficier pendant 3 à 7 mois d’un stage à l’étranger.
Le jour après mon arrivée, j’ai commencé les cours de français avec un portugais, une roumaine et cinq espagnols. C’était bien parce qu’on a tous commencé en même temps donc on ne s’est pas senti tout seul à Toulouse. Après un mois de cours, j’ai commencé le stage au Bureau Information Jeunesse de Montauban. Là-bas, j’étais bien accueillie par tout le monde et j’ai fait beaucoup de progrès avec la langue. J’ai passé quatre mois de travail intéressant où j’ai fait l’accueil du public, une intervention au lycée et participé à plusieurs forums pour les jeunes.
C’était seulement en travaillant au BIJ que j’ai entendu parler de la convention des droits de l’Enfant. Le Royaume-Uni l’a signée le 16 décembre 1991, deux ans après la France. Je pense que la convention est très importante pour les jeunes –, – elle m’a permis de faire toutes les choses mentionnées au-dessus et de vivre une vie pleine de bonheur. J’ai de la chance de venir à Toulouse, mais je sais qu’il y a beaucoup de jeunes partout dans le monde qui n’ont pas les mêmes opportunités que moi et je trouve ça triste. Je souhaite que tous les enfants puissent vivre une vie sans violence ou exploitation – il y a encore 300 000 enfants soldats dans le monde. J’aimerais bien que l’école soit gratuite partout et que tous les enfants puissent rire, jouer et faire les choses que font les enfants.
PORTRAIT: SI T'ES JEU !
Notre engagement :
Nous avons créé Si t'es jeu, une association loi 1901. Notre volonté est de donner les moyens à chacun de (re)découvrir le plaisir de jouer, en faisant entrevoir la richesse du monde ludique d'aujourd'hui. Du fait de notre passion du jeu et de notre formation, nous avons pu explorer de nombreux types de structures ludiques déjà existantes sur le territoire français, et souhaitons transmettre ces expériences sous l'angle de l'animation socioculturelle.
La CIDE et nous :
L'article 31 prévoit que "les Etats parties reconnaissent à l'enfant le droit au repos et aux loisirs, de se livrer au jeu et à des activités récréatives propres à son âge...". Le jeu est un droit inaliénable, puisque dans chaque société et de tous temps, les enfants jouent, par besoin et par plaisir.
Quant à la réalité de la mise en oeuvre de la convention, le fait même de poser la question appelle une réponse négative. Tout comme les droits de l'homme et ceux de la femme, c'est un idéal à atteindre. il serait juste temps d'accélérer le mouvement vers cet objectif.
Notre souhait pour les jeunes d'ici et d'alleurs : Nous sommes différents, car appartenant à des sociétés différentes, avec des cultures, des moeurs diverses. Pourtant, nous avons des choses en commun : notre jeunesse, et le patrimoine mondial, à la fois naturel, historique, ludique(!). Notre souhait est qu'une rencontre puisse exister entre les jeunes, afin qui'ils puissent se découvrir, se comprendre et s'accepter.